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découvertes sur la route de la soie |
Samarkand
Samarkand est l'une des
villes les plus anciennes et l'un des plus vieux
centre culturel du monde. Avec une histoire
de 25 siècles, c'est une ville de légendes.
Samarkand était le centre de la Sogdiane. Elle
survécut aux multiples invasions, d'Alexandre
le Grand qui s'enthousiasmait déjà sur sa
beauté, aux Arabes, en passant par les Mongols.
Timour le Grand en fit sa capitale qu'il voulait
capitale du monde. A travers toutes ces périodes,
la culture de Samarkand se développa, s'entremêlant
au fil des siècles avec celles de l'Iran, de
l'Inde, de la Mongolie, de la Chine et de bien
d'autres. Elle a gardé de son passé une forte
influence tadjik, les ouzbeks ne prenant le
contrôle de la ville qu'au XVIe s. Samarkand
est un véritable «seuil du paradis » au nom
magique, un peu mystérieux, une longue invitation
au voyage pour les artistes et les rêveurs. Samarkand
a conservé ses coupoles vernissées, ses
murs aux couleurs vives et ses mausolées qui
constituent autant de joyaux de l’architecture
d’Asie Centrale
Chakhrisabz
Ville
“natale de Tamerlan”. Il y fit construire un
immense palais ainsi qu’un mausolée car il avait
l’intention de reposer à Chakhrisabz après sa
mort dans une salle fort modeste qui existe
toujours. Il y enterra son fils préféré, Djakhonguir, mort prématurément, et ce mausolée
échappera en partie à la destruction grâce à Khazret Imam, un saint du VIIIe s. prétendument
enterré à cet endroit. Le palais quant à lui avait
une taille considérable et fut construit par les
artisans ramenés dans les bagages de l’armée du
conquérant qui pris toujours grand soin de les épargner
lors des massacres qui suivaient généralement
ses conquêtes. Le palais, un temps oublié,
sera détruit à la fin du XVIe s. par
Abdullah Khan, le khan de Boukhara, dans un excès de
rage devant magnificence qui n’était pas la
sienne. Seule une partie de la gigantesque arche
de l’entrée (a l’origine 50 m de haut sur 22
de large) subsiste et reste très impressionnante.
Boukhara
Considérée comme une
des plus anciennes cités d'Asie centrale,
Boukhara est célèbre pour ses 360 mosquées (une
par jour) et ses minarets. Elle fut, dit-on,
sur une colline sacrée utilisée au printemps
pour les sacrifices par les zoroastriens et
est mentionnée dans l'Avesta, leur livre sacré.
Le nom
de Boukhara serait une déformation du mot "vihara"
qui signifie "monastère" en sanscrit. Au
cours des siècles la ville aura plusieurs noms:
Numiykat, Madina-ut-Tudjar ou Fahira. Elle
aurait été fondée au XIIIe s. avant notre ère
durant la domination des Suyavouchids, près
de 1000 ans avant la conquête d'Alexandre
Khiva
Dernière capitale du
Khorezm,
Khiva offre l'apparence d'une ville en parfaite
état, telle qu'elle était entre le XVIIIe et
le début du XXe s., avec 2 200 m de murailles
intactes qui forment Kounia Ark, "la vielle
citadelle" et limitent la ville intérieure.
Khiva fut l'un des marchés d'esclaves les plus
importants de l'Asie centrale et celui-ci fut
actif jusque vers les années 1915-20. Une visite
guidée vous permettra d'avoir les détails de
tous les monumrnts à visiter. Le plus ancien
monument est le mausolée de Seyid Alaouddin (XIVe s.) mais l'essentiel date des XVIIIe
et XIXe s. Khiva est réputée non seulement
pour ses monuments historiques uniques, mais
aussi pour un ensemble architectural parfait
qui n’a pas d’équivalent en Asie Centrale. Les
traditions semblent encore aujourd’hui très
enracinées. Le visiteur est projeté soudain hors
du temps, dans un univers de mirages et de
miracles
Tachkent
Capitale de l’Ouzbékistan,
Tachkent est située sur le cours moyen de la rivière
de Tchirtchik qui prend sa source dans les
montagnes du Tian Chan à une altitude de 480
mètres. La ville a été fondée il y a près de
2000 ans à l’intersection des voies commerciales
entre l’Asie, la Méditerranée et l’Europe.
Sa situation privilégiée éveilla la curiosité
de nombreux conquérants (Gengis Khan au XIIIe
siècle). Elle fut presque totalement détruite
en 1966 par une terrible tremblement de terre.
L'URSS décida alors d'en faire un véritable
symbole de sa capacité de reconstruction et
envoya sur ce chantier des milliers de "volontaires".
Tachkent est aujourd'hui une ville moderne
de 2 millions d'habitants mais elle a un cachet
certain avec ses vastes avenues et ses parcs.
Le
Kirguizstan
Bichkek est une jeune
ville à l’architecture moderne, située au pied du massif de Terkes
Alataou, l’un des endroits les plus pittoresques de cette région. On
considère le canyon Ala Artcha comme la plus belle zone de récréation.
Entre Bichkek et le lac Issyk Koul, on peut visiter la rivière
rouge, le site d’Al-Bechim, les pétrogliphes de Tchoplon Ata, la tour
de Bouran. Cette tour est l’altération de Muranaqui qui veut dire le
minaret. Construit au XIème siècle, ce minaret mesurait à l’origine 45
mètres de hauteur mais suite au tremblement de terre survenue au XVème siècle,
il n’en reste que 25 mètres. L’immense lac Issyk Koul, le « lac
chaud » fait 170 km de long sur 70 km de large. Il est entouré de
chaînes montagneuses dont les cimes enneigées dépassent les 4000 mètres.
Le lac rappelle l’océan avant que le brouillard matinal ne se lève, découvrant
les cimes des pic enneigés du Terkes Alataou. C’est un lac un peu
salé qui ne gèle jamais malgré qu’il soit situé à 1600 mètres
d’altitude. La ville de Karakol est située sur la rive Est du
lac. Les principales curiosités de la ville sont la mosquée en bois
Doungan conçue comme un temple bouddhique et transformée en mosquée en
1910, l ‘église de la Trinité, et le musée de l’artisanat possédant
un fond de plus de 6000 pièces comprenant des gravures rupestres, des pièces
archéologiques
et artisanales. Och est la seconde ville et la plus peuplée du
Kirguizstan. Cette ville est connue avant tout par le trône de Salomon (la
colline de Suleiman), entourée de légendes dont l’une raconte que
c’est ici que siégeait Salomon, le fondateur mythique de la ville et
qu’il serait enterré en haut de la colline. Au bas de la colline se
trouve les mausolées Assaf Boukhia et la mosquée Djami Ravat Abdoullah
Khan qui est redevenue un lieu de culte.
Le
Kirguizstan est un pays montagneux
et il est possible d’y organiser des randonnées en chevaux, des
trekking et du rafting.
Les zones de trekking les plus réputées sont Inilcheck sur la face
nord des Terskei Alataou, Achiktach (pic Lénine, face nord des chaines du
Turkestan) et le glacier Ak-Sai dans la vallée d’Ala-Artcha.
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